Bonne nouvelle pour les fans de Jurassic Park, nombreux sont ceux qui ont un être vivant de l'âge des dinosaures dans leur salon ce Noël. Cette conclusion joyeusement sensationnaliste est la mienne, après avoir lu un communiqué de presse de l'Université Laval et le papier associé : Une carte des gènes de l'épinette déduit un remaniement du génome des plantes anciennes et une lente évolution subséquente dans la lignée des gymnospermes menant aux conifères existants.

Épinette solitaire
Epicéa en Forêt Noire. Photo : Andreas Wonisch/Flickr

L'article examine les différences d'évolution du génome des angiospermes, des plantes à fleurs et des gymnospermes. Les conifères sont de bons exemples de gymnospermes, qui ne fleurissent pas. L'équipe qui a rédigé l'article souligne que les angiospermes ont fait l'objet de beaucoup d'attention, contrairement aux gymnospermes. Leurs recherches indiquent qu'un phénomène étrange s'est produit dans le génome des conifères. Ou peut-être faudrait-il plutôt dire que quelque chose d'étrange ne s'est pas produit dans le génome des conifères.

Ce qu'ils ont trouvé, c'est que les doublons de gènes anciens partagés par les angiospermes et les gymnospermes étaient plus nombreux que les doublons spécifiques aux conifères dans un rapport de huit pour unDe plus, les gènes anciens partagés avec les angiospermes étaient beaucoup plus dispersés dans le génome. Cela suggère qu'une fois que les conifères ont divergé de leurs parents, leur génome s'est rapidement stabilisé. On estime que le génome est resté relativement stable pendant cent millions d'années, soit depuis le Crétacé. « Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas eu de modifications à plus petite échelle, telles que des mutations génétiques », souligne le professeur Jean Bousquet, qui a supervisé la recherche. « Cependant, la macrostructure du génome des conifères est restée remarquablement stable au fil des âges. »

Ce n'est pas un schéma observé chez les angiospermes, et la différence a des conséquences visibles. Le communiqué de presse indique qu'il existe 600 espèces connues de conifères et 400,000 XNUMX espèces d'angiospermes. « Les conifères semblent avoir trouvé très tôt un équilibre avec leur environnement », a remarqué le professeur Bousquet. « Aujourd'hui encore, sans artifice, ces plantes prospèrent sur une grande partie du globe, notamment dans les climats froids. En revanche, les plantes à fleurs subissent une intense pression évolutive, luttant pour leur survie et leur reproduction. »

C'est l'absence de changement qui me surprend. Quand on pense à tous les changements survenus autour des arbres depuis cent millions d'années, les gynmospermes doivent être des organismes incroyablement performants.

Vous pouvez lire l'article complet en libre accès.

Pavy N., Pelgas B., Laroche J., Rigault P., Isabel N. & Bousquet J. (2012). Une carte génétique de l'épinette déduit un remaniement du génome des plantes anciennes et une lente évolution ultérieure dans la lignée des gymnospermes menant aux conifères existants,

BMC Biologie, 10

(1) 84. DOI :

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