
Comment une plante enracinée sur place échappe-t-elle à l'attention des herbivores potentiels ? Eh bien, selon Kazuo Yamazaki dans son évaluation Intitulés carrément « Autant en emporte le vent : des feuilles tremblantes peuvent dissuader les herbivores », ils se déplacent, et assez rapidement d'ailleurs ! Non, ils ne s'enfuient pas, mais en employant des rapides - quoique passif – des mouvements, comme le tremblement des feuilles provoqué par le vent, peuvent tenir à distance les invertébrés envahisseurs. Ces mouvements peuvent déloger les herbivores ou les parasites, ou dissuader les femelles gravides de pondre leurs œufs sur le « festin mobile ».
Les tintements et cliquetis des feuilles peuvent également servir à débusquer des animaux auparavant cachés par le feuillage, les exposant ainsi aux assauts indésirables de leurs propres prédateurs. De plus, les tremblements peuvent favoriser la dispersion des composés volatils des plantes, repoussant ainsi les herbivores et/ou attirant leurs prédateurs. Un phénomène charmant (et si élégant, sans doute !). Comme dans le monde humain, il semblerait que dans le monde végétal, il en soit de même. les déménageurs et secoueurs qui font avancer les choses.
