Les élèves d’une école secondaire de l’Ontario se salissent les mains et, ce faisant, apprennent de précieuses leçons sur la justice sociale, la communauté et sur eux-mêmes. Takkouch et DeCoito expliquent comment les projets d’agriculture urbaine contribuent à renforcer les liens entre les élèves du secondaire et la communauté. Ils ont étudié un programme visant à autonomiser les jeunes et les communautés défavorisées. Leurs conclusions sont les suivantes : les étudiants cultivaient à l'extérieur du jardin ainsi qu'à l'intérieur.

Takkouch et DeCoito discutent d’un projet d’agriculture urbaine dans un lycée qui faisait partie d’une initiative plus vaste appelée PACT GTL (Peace, Actualization, Community, Transformation Grow-to-Learn). PACT est un organisme de bienfaisance canadien qui se consacre à l’autonomisation des communautés mal desservies. Son objectif est de transformer les espaces inutilisés en jardins productifs. L’idée est que les élèves apprennent les pratiques agricoles durables par le biais d’activités pratiques. Le résultat a été que les élèves ont participé activement à la plantation, à l’entretien et à la récolte des cultures dans le jardin de l’école.

Les chercheurs ont constaté que le jardinage sensibilisait davantage aux enjeux de la sécurité alimentaire. Il contribuait également à développer une conscience de la justice sociale et favorisait ainsi l'épanouissement des jeunes, notamment en matière de compétences, de confiance en soi et d'empathie. De plus, il permettait aux élèves de tisser des liens avec leur communauté et de renforcer leur estime de soi. Ils ont finalement décidé d'effectuer des livraisons hebdomadaires à la banque alimentaire locale.

Les jardins scolaires sont de plus en plus populaires comme moyen d’enseigner l’alimentation, l’environnement et la communauté. Takkouch et DeCoito affirment que les jardins peuvent aider les élèves à se connecter à leurs origines culturelles et à développer leurs compétences sociales. Cependant, ils notent également que la gestion d’un jardin scolaire n’est pas facile et qu’elle présente des défis tels que le temps, le financement et l’intégration du programme scolaire.

Takkouch, M., & DeCoito, I. (2024). « Tout le monde n’a pas le privilège de bien manger » : promouvoir le développement positif des jeunes et les valeurs de justice sociale dans les jardins scolaires. Journal of Environmental Studies and Sciences. https://doi.org/10.1007/s13412-024-00983-5 ($)
Cube de lecture : https://rdcu.be/dVjzI


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