La combinaison de l'assèchement du sol et d'un taux de transpiration élevé provoque un stress hydrique sévère chez les plantes. Dans leur article Point de vue, Carminati et al. développer un modèle biophysique pour décrire comment une faible humidité du sol et des taux de transpiration élevés entraînent une réduction spectaculaire du potentiel hydrique du xylème se produisant dans la rhizosphère à mesure que le sol sèche, entraînant éventuellement une déshydratation des racines et une perte de contact avec le sol.

Modèle conceptuel de l'absorption d'eau par les racines incluant l'effet du mucilage et des poils absorbants.
Modèle conceptuel de l'absorption d'eau par les racines incluant l'effet du mucilage et des poils absorbants. (A) Illustration de la distribution spatiale du mucilage dans la rhizosphère et de l'augmentation connexe de la teneur en eau. L'hypothèse est que le mucilage augmente la teneur en eau du sol autour des racines et maintient l'espace entre les poils absorbants humide et éventuellement conducteur. (B) Profils putatifs de la teneur en eau en fonction de la distance à la surface de la racine, y compris l'effet du mucilage et des poils absorbants. (C) Profil putatif du potentiel matriciel en fonction de la distance à la surface de la racine, y compris l'effet du mucilage et des poils absorbants. Trois questions clés à traiter en priorité sont mises en évidence.

Les plantes adoptent plusieurs mécanismes susceptibles d'atténuer ces baisses de potentiel hydrique et de faciliter l'absorption d'eau par les racines. En particulier, l'exsudation de mucilage et les poils absorbants peuvent agir comme un pont entre la surface de la racine et le sol en vrac adjacent, maintenant ainsi la connexion hydraulique à travers la rhizosphère.

Problème de biologie racine

Ce papier fait partie de la Numéro spécial sur la biologie des racines.