Une entrée par R. Siva et S. Babu de l'Université VIT.

Plant Systematics implique la reconnaissance, la comparaison, la classification et la dénomination des millions de plantes qui ont existé et existent actuellement sur la terre. L'Inde est riche en diversité végétale et possède près de 7% des plantes à fleurs du monde.1 De plus, l'Inde possède un nombre relativement important de bryophytes (environ 3 000) et de ptéridophytes (environ 1 400). La plupart des plantes recensées en Inde sont d'après les travaux de taxonomistes britanniques tels que Hooker ou Gamble. Or, l'Inde manque d'expertise dans ce domaine et les taxonomistes compétents y sont rares. Actuellement, on ne compte que quelques botanistes spécialistes en taxonomie en Inde, pays dont la flore recèle d'immenses réserves encore inexplorées. Nombre de botanistes de renom sont décédés ou ont pris leur retraite sans avoir été remplacés. Les études sporadiques et limitées menées en Inde sur la taxonomie sont principalement axées sur les angiospermes. Les cryptogames sont depuis longtemps négligées, tant du point de vue de la documentation taxonomique que de la recherche.
Ce sujet peine à attirer les jeunes chercheurs. L'une des raisons pourrait être le système éducatif indien. Les différentes branches scientifiques y sont perçues comme n'ayant pas la même valeur. Par exemple, seules quelques universités proposent des cursus de botanique ou de zoologie en master ou en doctorat. Si cette situation perdure, la botanique et la zoologie risquent d'être considérées comme des disciplines en voie de disparition.2
Il y a eu plusieurs publications antérieures mettant l'accent sur le sort de la taxonomie et des taxonomistes en Inde3-5 ainsi que d'autres parties du monde.6-7 Malgré la relative stabilité de la situation générale, un vide important s'est indéniablement créé dans ce domaine crucial de la taxonomie.
Nous proposons les mesures suivantes comme premières pistes pour changer le scénario actuel à cet égard.
- Reconnaissance appropriée des taxonomistes des plantes sous forme de prix et de récompenses.
- Des instituts spécialisés sur la taxonomie des plantes en plus du Botanical Survey of India afin de faire suffisamment de place aux opportunités d'emploi.
- Introduction de la taxonomie végétale dans les programmes existants des cours de premier cycle en biologie et biotechnologie.
- Création d'un plus grand nombre de centres de recherche au nom de "l'Institut de biologie végétale", avec un accent sur la taxonomie des plantes.
Remerciements:
Nous remercions sincèrement le professeur Sean Mayes, Département de génétique des cultures, Université de Nottingham et le professeur R. Uma Shaanker, Université des sciences agricoles, Inde pour leurs commentaires critiques
Références
- Ajmal Ali M. & Choudhary RK (2011). L'Inde a besoin de plus de taxonomistes des plantes, Nature, 471. (7336) 37-37. EST CE QUE JE: 10.1038 / 471037j
- Siva, R., 2005. 'La science en voie de disparition ?», L'Hindou, Education Plus, 31 octobre.p 8.
- En ligneDharmapalan B. (2001). Rôle des agences de financement pour l'amélioration de la taxonomie, Sciences actuelles, 81 (6) 629. PDF : http://www.currentscience.ac.in/Downloads/download_pdf.php?titleid=id_081_06_0629_0629_0
- Hariharan GN & Balaji P. (2002). Recherche taxonomique en Inde : Perspectives d'avenir, Sciences actuelles, 83 (9) 1068-1070. PDF : http://www.currentscience.ac.in/Downloads/download_pdf.php?titleid=id_083_09_1068_1070_0
- Kholia BS et Fraser-Jenkins CR (2002). Une identification erronée rend les publications scientifiques sans valeur - sauf notre taxonomie et nos taxonomistes, Sciences actuelles, 100 (4) 458-461. PDF : http://www.currentscience.ac.in/Volumes/100/04/0458.pdf
- Wägele H., Klussmann-Kolb A., Kuhlmann M., Haszprunar G., Lindberg D., Koch A. & Wägele JW (2011). Le taxonomiste – une race en voie de disparition. Une proposition pratique pour sa survie, Frontières en zoologie, 8 (1) 25. DOI : 10.1186/1742-9994-8-25
- Guerra-García JM, Espinosa F. & García-Gómez JC (2008). La taxonomie aujourd'hui : un aperçu des principaux sujets de la taxonomie, Zoologica baetica, 19 ans 15-49. URL : https://www.botany.one/content/files/www-ugr-es/~zool_bae/vol19/zoo-2.pdf
Photo Radicaux d’Aeschynanthus by Jacinthe Lluch Valero. [cc]par-sa[/cc]
