Image : Wikimedia Commons.
Image : Wikimedia Commons.

On a souvent prétendu que une image vaut mieux que mille mots. Dans le monde restreint de la science, la publication d'une image bien exécutée peut en effet sauver un texte précieux et transmettre des informations souvent compliquées d'une manière «beaucoup plus facile à comprendre». Mais à l'ère de l'imagerie numérique, "construire une silhouette convaincante est une tâche exigeante qui couvre différentes étapes allant de l'acquisition du contenu à l'assemblage de la figure dans un logiciel d'édition". De plus, cela peut devenir assez technique et "des notions de traitement d'image sont nécessaires lorsqu'il s'agit de tâches même simples telles que recadrer ou redimensionner des images et les assembler en une seule figure". Une coopération franco-allemande entre Jérôme Mutterer (Bio-Image facility, Institut de Biologie Moléculaire des Plantes du CNRS, Strasbourg, France) et Edda Zinck (International Media and Computing, HTW, Berlin, Allemagne) vise à y contribuer avec la création de 'ChiffreJ' - un ImageJ plugin – qui est dédié à la préparation de figures pour des articles scientifiques et est décrit dans leur récent 'Hot Topic - communication courte accélérée'FigureJ est un logiciel libre et gratuit, disponible sur le site web de FigureJ. http://www.figurej.org/, et - entre autres avantages - produit des agencements de panneaux au pixel près.

Mais… avec une plus grande pression sur les décisions concernant l'avancement de carrière par la production de publications, et la facilité d'accès à toutes sortes de poker numérique, est venue la tentation de « masser » les images pour qu'elles soient à leur meilleur (ou même mieux que leur meilleur… ). Cela est reconnu depuis un certain temps et des exemples de telles « manipulations » sont régulièrement mis en évidence par rétractation Montre. Une telle falsification est tout simplement répréhensible et inacceptable ; il ne peut y avoir de fin heureuse pour cette forme de massage. Bien que tous les praticiens décents et honnêtes le sachent, des rappels sont parfois nécessaires. Ainsi, en guise de sensibilisation sur "ce qui est et ce qui ne l'est pas" dans le monde de la "valorisation" de l'image, une déclaration commune des Cellule de plante et Physiologie végétale développe et expose les positions existantes de ces revues sur cette question. Et pour aider à la tâche de police des images, ces deux revues ont accès à des «outils médico-légaux» non spécifiés pour analyser les cas de mauvaise gestion présumée des images. Tu étais prévenu! Les deux rédacteurs en chef espèrent que cette approche "contribuera à renforcer la communauté scientifique et la fiabilité des données que nous publions". Entendre entendre! Ou plutôt on verra...

[D'accord, ce sont les images triées, qu'en est-il du texte douteux et des résultats inventés, comme en témoignent les récentes révélations qui un faux article scientifique (dans les deux sens du terme !) a été accepté pour publication par plusieurs revues en " libre accès ", ce qui a conduit son auteur - un certain John Bohannon - à remettre en question de nombreux aspects du secteur de l'édition scientifique (car c'est devenu ce qu'il est devenu...) - Ed.]