La modélisation végétale peut soutenir efficacement la conception d'idéotypes, en particulier dans des contextes de sélection multicritères. C'est le cas pour le sorgho de biomasse, ce qui implique la nécessité de prendre en compte les caractéristiques liées à la production et à la qualité de la biomasse. Cette étude, par Larue et ses collègues, ont évalué trois approches de modélisation pour leur capacité à prédire la croissance des talles, la mortalité et leur impact, ainsi que d'autres traits morphologiques et physiologiques, sur la prédiction de l'idéotype de la biomasse du sorgho.

Sorgho
Sorgho. Photo : Toile.

Trois objectifs Écomérisme Français Les versions du modèle ont été comparées afin d'évaluer si l'arrêt du tallage et la mortalité étaient déterminés par la source (accès à la lumière) ou par le puits (accès hiérarchique à l'approvisionnement en carbone selon l'âge). Elles ont été testées à l'aide d'un ensemble de données de terrain considérant deux génotypes de sorgho biomasse à deux densités de plantation. Un ensemble de données supplémentaire comparant huit génotypes a été utilisé pour valider la meilleure approche quant à sa capacité à prédire le contrôle génotypique et environnemental de la production de biomasse. Une analyse de sensibilité a été réalisée pour explorer l'impact des principaux paramètres génotypiques et définir les combinaisons optimales de paramètres en fonction de la densité de plantation et de la production ciblée (sucre et fibres).

En modélisant la croissance et la mortalité des talles comme des processus induits par les puits, Écomérisme pourrait prédire et explorer la variabilité génotypique et environnementale de la production de sorgho de biomasse. Son application à une plus grande diversité génétique du sorgho compte tenu des régulations du déficit hydrique et son couplage à un modèle génétique en feront un outil puissant d'aide à l'idéotypage des scénarios climatiques actuels et futurs.