Les nématodes à galles (RKN) sont des parasites des plantes qui endommagent les racines de la plante hôte. L'infection RKN entrave le mouvement de l'eau et des minéraux des racines aux pousses, ce qui peut limiter la productivité et la forme physique des plantes. Alors que les racines sont infestées par des nématodes souterrains, les feuilles des plantes au-dessus du sol peuvent être attaquées par des insectes herbivores, tels que les chenilles. La perte de matériel foliaire due à l'alimentation des chenilles peut également avoir un impact négatif sur la productivité des plantes. Ensemble, les dégâts causés par le RKN et les insectes herbivores peuvent réduire la production agricole de 20 %. Les pesticides peuvent être utilisés pour lutter contre ces ravageurs, mais bien qu'ils soient souvent efficaces, ils peuvent avoir des effets négatifs sur la santé humaine et environnementale. Les efforts visant à identifier les traits naturels de résistance des plantes à ces ravageurs et l'interaction entre le RKN et les chenilles peuvent nous aider à développer des stratégies durables de lutte antiparasitaire.

Dans leur nouvelle étude publiée dans AoBP, Mbaluto et al. étudié comment les chenilles (maigres spodopteres) pourrait affecter les réponses de défense racine déclenchées par RKN (Meloidogyne incognita) infection à différents stades du cycle de vie RKN. Ils ont démontré que la chenille se nourrissant des plantes infectées par le nématode diminue la signalisation de l'acide jasmonique lorsque le nématode est au stade de la reproduction. Ces résultats permettent de mieux comprendre les mécanismes moléculaires et chimiques sous-jacents aux fréquentes interactions nématode-plante-chenille dans les écosystèmes naturels et agricoles. Les auteurs suggèrent qu'il est nécessaire de tester l'impact de longues périodes d'herbivorie aérienne sur les réponses racinaires induites par les nématodes pour révéler comment les interactions avec les réponses souterraines pourraient changer sur des temps d'interaction plus longs.
Point culminant du chercheur

Crispus Mbaluto est doctorant dans le groupe de recherche sur l'écologie des interactions moléculaires au Centre allemand de recherche intégrative sur la biodiversité (iDiv), Leipzig, Allemagne. Son principal intérêt de recherche est de comprendre les mécanismes qui régissent les interactions entre les insectes/ravageurs souterrains et aériens via une plante hôte partagée. En particulier, il étudie si les nématodes parasites des racines affectent le niveau de résistance des plants de tomates aux insectes herbivores qui se nourrissent des pousses, c'est-à-dire les chenilles et les pucerons. Le travail de Crispus implique des manipulations expérimentales dans la serre et en laboratoire et l'utilisation d'approches innovantes qui couvrent les domaines de la biologie moléculaire, de l'écologie chimique, de la métabolomique et de la transcriptomique. Son aspiration générale en recherche est de faire progresser les connaissances sur les interactions médiées par les plantes et de les utiliser pour aider les producteurs de tomates à gérer les ravageurs de manière plus durable. Cela peut aider à réduire la dépendance aux pesticides, en stimulant l'économie ainsi que la biodiversité.
