La macroévolution des principaux clades est souvent étudiée en traçant leur diversité taxonomique dans le temps. Il est tout aussi instructif, mais moins courant, d'étudier comment les clades explorent l'espace de « conception » anatomique en quantifiant leur disparité morphologique dans le temps. Contre toute attente, diversité et disparité sont généralement découplées. Les clades métazoaires atteignent souvent leur plus grande disparité relativement tôt dans leur évolution, alors que la diversité est encore faible.
Modèles simplifiés du schéma de disparité morphologique au cours du Phanérozoïque. Le modèle « traditionnel » suppose que les schémas de disparité suivent vaguement la diversité, qui augmente (bien qu'irrégulièrement) au fil du temps. Gould (1989) a adopté une inversion de ce modèle, dérivée en grande partie de sa propre interprétation de la signification des fossiles du Cambrien moyen des schistes de Burgess. On pensait que les genres cambriens représentaient de nombreux plans corporels très distincts, entre lesquels il y avait des différences morphologiques comparables à celles qui distinguent les phylums actuels. La plupart de ces plans corporels cambriens ont été perdus arbitrairement au début du Paléozoïque, ce qui a entraîné une réduction marquée de la disparité (« décimation »). L'évolution ultérieure a entraîné une diversité croissante au sein de ce nombre plus limité de thèmes, mais on pensait que la disparité persistait sans changement. Fortey et al. (1996) ont résumé les résultats des études empiriques sur les disparités publiées à l'époque, qui ont révélé des niveaux comparables de disparité entre les groupes d'invertébrés cambriens et leurs homologues vivants. Des études ultérieures ont largement confirmé la validité de cette dernière hypothèse. Pour plus de détails, voir Oyston et al. (2016)
Huître et al. montrent que cette règle empirique macroévolutive est vraie dans un échantillon de clades de plantes majeures, et discutent des types de données et des approches méthodologiques qui faciliteront les travaux futurs sur la disparité des plantes.