Les graines doivent-elles réagir à l'environnement de leurs parents ou au leur ? Leveret et al. émettent l'hypothèse que la germination répondrait plus fortement à un couvert végétatif post-dispersion qu'à un couvert pré-dispersion, car le propre environnement d'une graine est probablement un prédicteur plus précis de la valeur adaptative des semis que les environnements de ses parents. Ils testent leur hypothèse dans Arabidopsis thaliana.

Alors qu'un couvert post-dispersion réduit parfois la germination, un couvert pré-dispersion augmente fréquemment la germination, empêche l'induction de la dormance secondaire et réduit les réponses de germination aux signaux post-dispersion. Les effets d'un couvert pré-dispersion sont plus forts dans les génotypes plus dormants. L'étude explore les mécanismes et les conséquences hypothétiques de remise en forme qui accompagnent le masquage de la plasticité post-dispersion.
