Effet des traitements de sécheresse en laboratoire sur la taille de la rosette basale de l'espèce de moutarde des hautes terres Boechera stricta. Les descendants de plantes traitées à la sécheresse étaient plus tolérants à la sécheresse, mais leurs défenses chimiques étaient plus faibles; effet qui peut être médié par la méthylation de l'ADN induite par la sécheresse. (Crédit : Alsdurf et al.)
Effet des traitements de sécheresse en laboratoire sur la taille de la rosette basale de l'espèce de moutarde des hautes terres Boechera stricta. (Crédit : Alsdurf et al.)

Les phénotypes de la progéniture peuvent être modifiés par les environnements dans lesquels vivaient leurs parents. Ces effets transgénérationnels induits par l'environnement peuvent être médiés par des mécanismes épigénétiques tels que la méthylation de l'ADN. On sait peu de choses sur le rôle de ces effets épigénétiques dans l'évolution ; cependant, on s'attend à ce qu'il facilite l'évolution. Pour étendre l'aire de répartition géographique, on pense que la plupart des espèces devraient s'adapter via l'évolution par sélection naturelle à des environnements stressants au-delà des limites de l'aire de répartition. Contrairement aux attentes, dans une nouvelle étude publiée dans AoB PLANTS, Alsdurf et coll. montrent que la méthylation de l'ADN chez une espèce de moutarde des hautes terres peut sous-tendre un compromis transgénérationnel induit par la sécheresse qui peut limiter le processus d'adaptation à des environnements stressants à basse altitude.