La polyploïdie modifie les génomes des plantes, les phénotypes et les interactions abiotiques. Les effets de la polyploïdie sur les interactions plantes-biotiques sont cependant moins bien connus.

Une importante interaction plante-biotique est le mutualisme légumineuse-rhizobium, dans lequel les rhizobiums fixent l'azote atmosphérique en échange de carbone. Forrester et Ashman proposent un cadre pour comprendre comment la polyploïdie améliore directement la quantité et la qualité des symbiotes rhizobiens hébergés par les légumineuses, ce qui entraîne un accès accru de l'hôte à l'azote fixé. Ils synthétisent les tendances des études publiées, révèlent les lacunes dans les connaissances actuelles et découvrent des domaines propices à la recherche future. Bien que la polyploïdie végétale améliore plusieurs aspects clés du mutualisme, les mécanismes sous-jacents restent non résolus.
