
Les limites forestières alpines à l'échelle mondiale peuvent remonter les pentes en raison du réchauffement climatique. Un tel déplacement nécessiterait initialement la germination des graines et l'établissement des semis au-dessus des limites forestières actuelles. Dans une étude récente publiée dans AoB PLANTS, Loranger et coll. ont étudié expérimentalement ces processus chez cinq espèces d'arbres européennes communes à la limite des arbres. Étonnamment, chaque espèce a réagi très différemment aux gradients d'humidité et de température, avec des réponses positives et négatives possibles. Ces résultats correspondent à l'hétérogénéité observée dans la dynamique de la limite des arbres et les modèles spatiaux à l'échelle mondiale. Ils soulignent fortement la nécessité de paramétrisations spécifiques aux espèces dans les modèles prédictifs des réponses de la limite forestière au changement climatique.
