
Avec des inquiétudes croissantes sur l'avenir la sécurité alimentaire et l'importance et la nécessité de une alimentation saine, nutritive et variée, il existe un intérêt considérable pour la promotion de la valeur et du potentiel d'exploitation qui en découle, cultures dites orphelinesAfin de mieux faire apprécier les bienfaits nutritionnels – et souvent médicaux – de ces plantes alimentaires, FAO L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a lancé un Site 'Culture traditionnelle du mois'. Cette initiative a été inspirée en grande partie par le succès de la promotion Quinoa* comme une culture traditionnelle méconnue des 2013 Année internationale du quinoaChaque plante présentée fait l'objet d'informations générales sur sa répartition et sa culture, d'une description de ses qualités particulières (nutritionnelles ou médicinales, par exemple) et de son importance pour les petits agriculteurs. Pour ceux qui souhaitent l'essayer, l'article propose des recettes et, comme tout bon article documenté, des références pour approfondir le sujet. Au moment où j'écris ces lignes, la plante traditionnelle du mois est… commune. farine de sarrasin, dont les qualités particulières incluent le fait qu'il est sans gluten (et convient donc aux personnes cœliaques), et contient routine (un composé qui pourrait avoir plusieurs effets médicaux bénéfiques chez l'homme). Parmi les cultures précédemment présentées, on trouve : Aubergine de jardin africaine - Solanum aethiopicum (aubergine éthiopienne, aubergine écarlate) et S. macrocarpon (aubergine Gboma) – et Moringa (Moringa oliféra**). Mais compte tenu de l'importance ethnopharmacologique de plusieurs de ces cultures – outre leur valeur nutritive – et du fait qu'elles sont moins connues que plus familières céréales de base comme le maïs, le riz et le blé, une identification précise des plantes est essentielleCe problème a été particulièrement mis en évidence dans le cas du moringa. par Rory McBurney et al., qui a démontré que l'absence, l'obsolescence ou les erreurs d'orthographe des noms botaniques rendaient difficile la recherche de valeurs nutritionnelles publiées pour le raifort (ou moringa), Moringa oleiferaNous en revenons donc à l'importance de l'identification des plantes (voir article précédent, «Une disgrâce florissante…?'). Décidément, il n'y a pas moyen d'y échapper : savoir à quelle espèce végétale on a affaire est absolument crucial pour l'étude des plantes !
* Si vous n'avez jamais su comment prononcer ce mot, le site Web "Manuel de prononciation" ne vous aidera probablement pas.
** Non, il n'a pas échappé à l'avis de Mr P. Cuttings que la FAO a apparemment mal orthographié l'épithète spécifique du moringa dans le binôme qu'ils ont affiché…
