Les racines profondes déterminent de nombreux services écosystémiques mais restent peu étudiées, en raison des défis liés à l'observation et à la mesure des racines profondes. Dans ce document, Pierret et al. montrent que les structures et les fonctions des racines diffèrent selon leur profondeur et suggèrent que les systèmes d'enracinement profond pourraient être plus répandus qu'on ne le pensait auparavant.

Dessins de l'extension aérienne et souterraine des espèces Pinus sylvestris, Pimpinella saxifrage, Zygophullum xanthoxylo et Convolvulus tragacanthoides.
Dessins de l'extension aérienne et souterraine des espèces Pinus sylvestris, Pimpinella saxifrage, Zygophullum xanthoxylo et Convolvulus tragacanthoides. H/D est le rapport entre la hauteur aérienne de la plante et la profondeur maximale d'enracinement (MRD). Cette figure illustre la grande variabilité interspécifique du rapport H/D et démontre le risque d'établir des relations allométriques trompeuses entre ces paramètres lorsque la MRD n'est pas déterminée avec précision (adapté de Kutschera et al., 1997).

De nombreuses hypothèses acceptées sur les traits racinaires et les moteurs régissant le fonctionnement des racines ont été principalement basées sur des observations et des modèles de racines peu profondes plutôt que profondes. Les auteurs présentent des exemples pour suggérer que la position des racines dans le profil du sol détermine leurs différentes structures et leurs rôles dans les grands cycles biochimiques. En formulant un cadre pour l'analyse de la croissance et du fonctionnement des racines profondes, cette revue propose que des connaissances accrues concernant les traits d'enracinement profond d'une variété de cultures et de plantes pourraient influencer la gestion efficace des écosystèmes naturels et cultivés.

Problème de biologie racine

Ce papier fait partie de la Numéro spécial sur la biologie des racines.