Les plantes aquatiques émergentes se trouvent principalement dans les eaux peu profondes avec leur tige inférieure sous l'eau enracinée dans le substrat du fond. Cependant, leurs feuilles émergent de la surface de l'eau et sont exposées à l'air, comme les feuilles des plantes terrestres. Des études antérieures ont une bonne coordination entre les traits d'approvisionnement en eau des feuilles (c'est-à-dire la densité des nervures des feuilles) et les traits liés à la demande en eau (c'est-à-dire la taille et la densité des stomates) pour les plantes terrestres. Pourtant, alors qu'environ 11 % des plantes monocotylédones sont aquatiques, on sait peu de choses sur cette relation chez les plantes aquatiques.

Dans leur récente étude publiée dans AoBP, Zhao et al. ont analysé les caractéristiques des nervures foliaires et des stomates de 14 espèces aquatiques émergentes et de 13 espèces herbacées monocotylédones terrestres. Ils ont constaté que les espèces aquatiques émergentes avaient une densité stomatique et un nombre de stomates par longueur de veine significativement plus élevés, mais une longueur moyenne de veine principale par zone (VLA) et une VLA totale inférieures à celles des espèces terrestres. La densité stomatique et la VLA totale étaient positivement corrélées entre les espèces aquatiques émergentes et les espèces terrestres, mais cette corrélation est devenue non significative lorsque les données des deux groupes ont été regroupées. Ces résultats montrent que les différences d'approvisionnement en eau entre les plantes aquatiques et terrestres émergentes modifient la coordination de leurs nervures foliaires et de leurs traits stomatiques.
