Les compromis entre les traits fonctionnels révèlent les stratégies des plantes pour acquérir et conserver les ressources. Ces traits fonctionnels ont été décrits comme les « spectres » pour séparer les espèces avec différentes stratégies d'adaptation et fournir des informations sur la distribution des espèces et les processus écosystémiques. Le concept de spectre économique de la plante entière prédit que les traits des feuilles et des racines évoluent en coordination pour faire face aux stress environnementaux. Cependant, cette hypothèse est difficile à tester chez la plupart des espèces végétales car leurs feuilles et leurs racines sont exposées à des conditions environnementales différentes, aériennes et souterraines.

Dans leur nouvelle étude publiée dans AoBP, Qi et al. proposer un modèle d'interaction entre les traits foliaires et racinaires de Dendrobium, taxon épiphyte important chez les Orchidaceae. Les feuilles et les racines des épiphytes sont exposées à l'atmosphère, ces deux organes sont donc soumis à des pressions sélectives similaires. Pour faire face au stress hydrique dans les habitats épiphytes, les traits foliaires et racinaires associés à la conservation de l'eau montrent des relations significativement positives dans Dendrobium espèces et ont évolué en coordination. Ces résultats confirment l'hypothèse selon laquelle les traits des feuilles et des racines ont évolué en coordination pour les orchidées épiphytes, et fournissent également des informations sur l'évolution des traits et l'adaptation écologique.
