De nombreuses preuves suggèrent que les communautés végétales sur les sols infertiles sont relativement insensibles à l'augmentation du déficit hydrique causé par l'augmentation de la température et/ou la diminution des précipitations.

Asclepias solanoana
Asclepias solanoana

Harrison et al. entreprendre une nouvelle analyse d'une vaste étude pluriannuelle portant sur les sous-bois forestiers sur des sols serpentineux et fertiles infertiles, sous un climat aridifiant dans le sud de l'Oregon, de 1949-51 à 2007-08. Ils concluent que les données probantes étayent l'hypothèse liant l'infertilité des sols à un syndrome de caractère fonctionnel tolérant au stress, qui tend à conférer aux espèces et aux communautés végétales une résistance exceptionnellement élevée au changement climatique. Cette hypothèse est toutefois nuancée en précisant que les données ne s'appliquent qu'aux communautés qui deviennent effectivement plus sèches en raison de la baisse des précipitations et/ou de la hausse des températures, entraînant des déficits hydriques plus importants.

Cet article est paru dans le numéro spécial Plantes et changement climatique.