Le changement climatique transforme notre monde de manière inattendue. Une étude récente menée par Filipiak et ses collègues révèle un impact caché : augmentation du CO2 les niveaux modifient la composition nutritionnelle du pollen de chêneCe changement pourrait avoir des conséquences considérables pour les abeilles, qui dépendent du pollen pour se nourrir. L'utilisation d'un CO2 installation d'enrichissement, les chercheurs ont découvert que le CO élevé2 Les nutriments essentiels du pollen de chêne ont été réduits, ce qui pourrait limiter la nutrition des abeilles. Ces résultats mettent en évidence les défis complexes auxquels sont confrontés les pollinisateurs dans un climat en évolution.
L'étude a révélé des changements significatifs dans le pollen de chêne sous des concentrations élevées de CO2Les niveaux de soufre, de potassium et de fer ont diminué, tandis que le phosphore est devenu plus rare pour les abeilles. Deux espèces d'abeilles, Osmie bicorne et Apis mellifera, ont montré des réponses différentes à ces changements. O. bicornis confrontés à des limitations potentielles en phosphore, en particulier dans les régions à forte teneur en CO2 conditions. Pour A. mellifera, le phosphore et le soufre pourraient devenir des facteurs limitants. Ces changements de nutriments pourraient avoir un impact sur la croissance, le développement et la forme physique globale des abeilles dans les scénarios climatiques futurs.
Des chercheurs ont utilisé l'installation BIFoR-FACE dans le Staffordshire, au Royaume-Uni, pour étudier le pollen de chêne dans des conditions de changement climatique. Ils ont comparé le pollen des arbres exposés au CO ambiant2 niveaux avec ceux sous CO élevé2 (+150 ppm) sur cinq ans. L'équipe a analysé 12 éléments présents dans les fleurs pollinisées, dont le carbone, l'azote, le phosphore et divers minéraux.
Cette étude est la première à examiner la composition élémentaire du pollen des arbres sous des concentrations élevées de CO2. Ces résultats apportent des éléments de preuve essentiels pour mieux comprendre les effets du changement climatique sur les interactions entre les plantes et les pollinisateurs. En révélant comment la qualité du pollen, et non seulement sa quantité, peut changer, la recherche met en évidence une nouvelle menace pour la nutrition des abeilles.
Ce domaine de recherche en est encore à ses balbutiements, il est donc important de continuer à étudier comment l'eCO2 et les changements qui en résultent dans la stoechiométrie des récompenses florales (pollen et nectar) affecteront la santé et la forme physique des abeilles, leurs interactions avec les plantes, le fonctionnement des populations et des communautés d'abeilles et, en fin de compte, les services écosystémiques qu'elles fournissent.
Filipiak, ZM, Mayoral, C., Mills, SA, Hayward, SAL et Ullah, S., 2024. Un taux élevé de CO2 atmosphérique modifie la stoechiométrie multi-éléments des fleurs de chêne pollinisées, avec des effets négatifs possibles sur les abeilles. Oecologia. https://doi.org/10.1007/s00442-024-05610-2 (OA)
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