Hosseini et ses collègues étudient le monde complexe des jardins historiques, en étudiant la manière dont ces artefacts vivants sont reconnus et protégés à l'échelle mondiale. En analysant les réglementations internationales, les lois nationales et la littérature universitaire, les chercheurs découvrent des lacunes importantes dans la compréhension et la préservation du patrimoine des jardins. Leurs conclusions révèlent un besoin urgent d'une approche plus globale de la gestion des jardins. sauvegarder ces paysages culturels irremplaçables.

L’étude révèle des disparités frappantes dans la manière dont les jardins historiques sont reconnus et protégés à travers le monde. Seule une fraction des pays disposent de dispositions juridiques spécifiques pour ces sites, la plupart les regroupant dans des catégories patrimoniales plus larges. Notamment, les éléments botaniques – ce qui en fait des jardins – ne sont explicitement reconnus que par quatre pays dans leurs cadres juridiques. Les recherches universitaires soulignent également la nature multiforme de l’identité des jardins, englobant des valeurs historiques, artistiques et sociales.

Les chercheurs ont utilisé une approche globale pour analyser l’identité des jardins historiques. Ils ont étudié des documents de l’UNESCO, de l’ICCROM et de l’ICOMOS, en se concentrant sur des mots-clés tels que « nature », « paysage », « site » et « jardin ». Les lois nationales sur le patrimoine culturel ont été examinées, en accordant une attention particulière à la terminologie liée aux jardins. Ils ont également procédé à une revue de la littérature scientifique, explorant divers aspects de l’identité des jardins. Cette stratégie à plusieurs volets a permis de comprendre dans son ensemble comment les jardins historiques sont perçus et classés à l’échelle mondiale.

Les jardins historiques ne sont reconnus comme patrimoine culturel que depuis peu. Avant les années 1960, ils étaient avant tout considérés comme des décors pittoresques pour des monuments. Le passage de « l’entretien » à la « gestion » dans les documents de conservation reflète une appréciation croissante des jardins comme dépositaires du patrimoine immatériel. Cependant, l’étude révèle que les éléments botaniques, bien que fondamentaux pour l’identité du jardin, sont souvent sous-estimés dans les cadres juridiques et littéraires.

« L’analyse souligne la nécessité d’accorder une plus grande attention aux réglementations internationales, à la littérature scientifique, aux lois nationales sur l’identité des jardins historiques, et aux quelques pays qui disposent d’une catégorie et d’une structure juridique dédiées… Dans la littérature, la connaissance des détails floristiques permettant de refléter fidèlement la culture du jardin à son origine est souvent négligée… Le rôle important des plantes dans la définition et le maintien de l’identité des jardins historiques indique la nécessité d’une reconnaissance plus claire dans les cadres patrimoniaux. »

Hosseini, Z., Bartoli, F., Pontrandolfi, MA, & Caneva, G. (2024). Identité d'un jardin historique : le point de vue de la littérature et des comités internationaux sur le rôle des éléments botaniques. Foresterie urbaine et verdissement urbain, 101, 128501. https://doi.org/10.1016/j.ufug.2024.128501 ($)


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