Les oiseaux-soleil sont d’importants pollinisateurs en Afrique du Sud, se nourrissant de nectar et transportant le pollen des fleurs. Que se passe-t-il lorsque vous commencez à les nourrir dans votre jardin ? Entrez-vous en compétition avec les fleurs ? Asekho Mantintsilili et ses collègues ont étudié Comment les mangeoires artificielles à eau sucrée affectent le comportement des oiseaux dans la végétation en voie de rétablissement d'une réserve naturelle après les incendies. Leurs découvertes sont importantes pour aider à gérer les populations des 300 espèces de plantes qui dépendent des oiseaux pour se reproduire.

Les écologistes ont mené leur expérience dans la réserve naturelle privée de Grootbos en Afrique du Sud, où ils ont installé 8 mangeoires à eau sucrée et observé le comportement des oiseaux avant, pendant et après l'installation des mangeoires. Ils ont compté les visites des oiseaux aux mangeoires et aux fleurs en hiver (juillet/août) et au printemps (septembre/octobre).

Heureusement, les résultats sont encourageants. L'équipe a constaté que les oiseaux se rendaient 679 fois aux mangeoires en hiver, lorsque les fleurs étaient rares, mais seulement 90 fois au printemps, lorsque les fleurs étaient abondantes. Ils ont également constaté que seuls les oiseaux nectarivores spécialisés utilisaient les mangeoires, plutôt que les mangeoires à nectar opportunistes. Ils ont également constaté que l'ajout de mangeoires ne réduisait pas la fréquence à laquelle les oiseaux visitaient les fleurs sauvages.

Les résultats semblent en contradiction avec les études précédentes menées dans les zones suburbaines, qui ont montré que les mangeoires pouvaient réduire la fréquentation des fleurs sauvages par les oiseaux. Pourquoi cette différence ? Eh bien, les oiseaux de la réserve n’avaient jamais reçu d’alimentation complémentaire, et peut-être s’en sont-ils tenus aux sources naturelles par crainte de nouveauté. Ainsi, pour la réserve, il est possible que les mangeoires puissent contribuer à maintenir une population de pollinisateurs lorsque la nourriture se fait rare. Cette énigme soulève une nouvelle question : comment les oiseaux réagissent aux mangeoires au fil du temps. Les auteurs suggèrent de réaliser des études de suivi sur des sites présentant des antécédents variés de présence de mangeoires.

Mantintsilili, A., Geerts, S., Seymour, CL et Coetzee, A. (2024). Les impacts de l'alimentation complémentaire sur les systèmes de pollinisation par les souimangas dans les jeunes fynbos varient en fonction de l'abondance florale. Gestion environnementale. https://doi.org/10.1007/s00267-024-02089-8


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