Image : Peter Woodard/Wikimedia Commons.
Image : Peter Woodard/Wikimedia Commons.

L'un des articles à base de plantes les plus inhabituels qui m'est venu à l'esprit récemment est cet article plutôt "excentrique" qui jette une lumière botanique médico-légale sur un épisode de 'régicide à la française' quand Le roi Louis XVI avait un rendez-vous malheureux avec Madame la GuillotineAbstraction faite des grandes questions que sont le droit des simples mortels d'exécuter des monarques investis d'une mission divine et du contexte politique de l'Europe de la fin du XIXe siècle, quel est le lien avec la plante ? Il ne s'agit pas du bois qui aurait pu servir à construire la redoutable « machine de guerre » (un euphémisme s'il en est…), la guillotineCe serait bien trop évident pour Monsieur P. Cuttings (bien que le rôle des produits végétaux dans les exécutions et la torture ait fait l'objet d'une étude fascinante par Simha Lev-Yadun de l'Université de Haïfa-Oranim, Israël, dans son article 'L'écologie ancienne et moderne de l'exécution').‎ Il s'agit plutôt de une gourde (le fruit d'une plante de la famille des cucurbitacées) – qui aurait contenu un mouchoir taché de le sang du monarque malheureux. (Non, je ne vois pas pourquoi quelqu'un voudrait faire ça : chacun à son goutte, je suppose.) Un conte fantaisiste certes, mais néanmoins qu'on pourrait aime croire. Malheureusement, lorsque l'ADN du sang a été soumis à divers tests et analyses modernes par Inigo Olalde et al. cette belle histoire n'a pas résisté - tout comme le défunt roi lui-même après sa nomination sanguine - à l'examen minutieux du 21e siècle. Dans une déclaration aussi magnifiquement rédigée que la gourde "décorée par pyrographie" elle-même, l'équipe conclut que, "bien que nous ne puissions pas totalement écarter le fait que l'échantillon de la gourde appartient à Louis XVI sur nos seules données génomiques, plusieurs sources de preuves, y compris l'analyse de l'ascendance et l'interprétation fonctionnelle du génome ne permet pas d'étayer définitivement l'attribution de ce spécimen au roi de France décapité ». Le fin, enfin? ? ( (c'est la vie… ou mort même…).

[Cette histoire n'est pas sans rappeler celles concernant des bouteilles de vin achetées pour de grosses sommes d'argent dans la conviction que leur contenu est d'une valeur immense. Dans ces cas (jeu de mots non intentionnel, mais dûment noté…) les propriétaires ne boivent apparemment jamais le contenu de peur de découvrir que le « vin » est en réalité sans valeur. Apparemment, pour certaines choses, il vaut simplement mieux « ne pas savoir » ; nous semblons prêts à accepter que certaines croyances chères peuvent ne pas résister à un examen minutieux, alors nous choisissons de ne pas les examiner. Après tout, si nous étudiions tout, nous saurions tout. Parfois, c'est juste agréable de laisser quelques 'mystères'… – Ed.]