
L'azote est un nutriment essentiel à la croissance des plantes. La capacité d'une plante à fournir tout ou partie de ses besoins à partir de la fixation biologique de l'azote (BNF) grâce à des interactions avec des symbiotes endosymbiotiques, associatifs et endophytes, lui confère un grand avantage concurrentiel par rapport aux plantes non fixatrices d'azote.
Parce que le BNF dans les légumineuses est bien documenté, cette revue se concentre sur le BNF dans les plantes non légumineuses. Malgré la diversité phylogénique et écologique des bactéries diazotrophes et de leurs hôtes, une communication étroitement régulée est toujours nécessaire entre les micro-organismes et la plante hôte pour parvenir à une interaction réussie. Les efforts de recherche en cours pour améliorer la connaissance des mécanismes moléculaires sous-jacents à ces relations originales et certaines stratégies communes menant à une relation réussie entre les microorganismes fixateurs d'azote et leurs hôtes sont présentés.
Comprendre le mécanisme moléculaire du BNF en dehors de la symbiose légumineuse-rhizobium pourrait avoir des implications agronomiques importantes et permettre de réduire voire d'éviter l'utilisation d'engrais azotés. En effet, à court terme, une meilleure compréhension pourrait conduire à une exploitation plus durable de la biodiversité des organismes fixateurs d'azote et, à plus long terme, au transfert des capacités endosymbiotiques de fixation de l'azote aux grandes cultures non légumineuses.
