Image : Luc Viatour, Wikimedia Commons.
Image : Luc Viatour, Wikimedia Commons.

NanotechnologieL'étude de la manipulation de la matière à l'échelle atomique et moléculaire, et plus généralement des structures de 1 à 10 nm, est l'une des avancées technologiques les plus originales de la fin du XXe siècle. Cependant, en tant que nouvelle industrie, elle n'est pas sans susciter des inquiétudes quant à… la santé et environnementales répercussions. De manière tristement célèbre, le prince Charles (le monarque en attente au franc-parler anglais) a exhorté la Royal Society du Royaume-Uni à enquêter sur les «risques environnementaux et sociaux énormes» de la nanotechnologie au milieu des craintes que le monde se termine par l'écophagie, dans laquelle nous allons tous disparaître dans un glu gris. Ces affirmations plus sensationnalistes de science-fiction mises à part, la fabrication de nanoparticules d'or, utilisé dans l'électronique, les produits de santé et comme produits pharmaceutiques pour lutter contre le cancer, nécessite des produits chimiques dangereux et extrêmement toxiques, qui sont des sources d'inquiétude claires et légitimes. Bonne nouvelle, alors, que le travail de Nripen Chanda et ses collègues (Recherche pharmaceutique, doi:10.1007/s11095-010-0276-6) laisse espérer une méthode de production beaucoup moins nocive, utilisant la « cannelle » (l'épice dérivée de Cinnamomum spp.). Le processus à base de plantes n'utilise ni électricité ni produits chimiques toxiques et est considéré comme « vert », dans les deux sens du terme. Reste à savoir si cette nanotechnologie verte apaisera les craintes suscitées par la variante « grise ».