"Dans les journaux, j'avais l'habitude de lire des articles sur les navettes qui montaient et descendaient tout le temps, mais cela m'a un peu dérangé que je n'aie jamais vu dans aucune revue scientifique des résultats de quoi que ce soit qui soit sorti des expériences sur la navette qui étaient censé être si important.
Richard Feynman– Qu'est-ce que vous vous souciez de ce que les autres pensent ?

Le 22 mars 1982, à 11 heures locales, la mission STS-00, tenu par Lousma et Fullerton lancé dans la navette spatiale Columbia. Au cours des huit jours suivants, la navette a servi de plate-forme pour quelques expériences scientifiques sur les plantes. Un an et demi plus tard, ces expériences constituaient la base de l'essentiel d'un Annals of Botany complément Expériences sur des plantes cultivées dans l'espace.
Il n'est pas surprenant que Richard Feynman n'ait pas constaté ces résultats. On oublie facilement l'impact des communications électroniques. Ce numéro de Annals of Botany Les résultats n'auraient pas été publiés au format PDF. Quiconque souhaitait consulter les résultats aurait dû les trouver physiquement dans une bibliothèque locale, et non pas simplement cliquer, ce qui les rendait difficiles d'accès pour le public. La NASA publierait également des communiqués papier, et l'information concernait le prochain vol de navette, et non celui qui remontait à plusieurs missions. Ainsi, une science d'un immense intérêt public était réservée à quelques spécialistes.
Le supplément a été numérisé et avec les documents actuels Annals of Botany rend ses articles en libre accès un an après leur publication imprimée. Dans ce cas, le délai est d'environ trente ans. De nombreuses choses ont changé depuis, c’est pourquoi le premier article du supplément constitue une introduction utile. Statut et perspectives par Halstead et Dutcher donne une idée de l'état des lieux de la botanique au début des années 1980.
On s'habitue facilement aux vols spatiaux, et la plupart des lancements de l'ISS ne sont pas forcément dignes d'intérêt. La navette spatiale a été le véhicule qui a donné naissance à la perception occidentale du voyage spatial comme un événement banal. Halstead et Dutcher attendaient avec impatience la perspective de vols spatiaux réguliers et abordables.
Le recul vient de Paul et al. et de leur article Biologie végétale fondamentale rendue possible par la navette spatiale Dans AmJBot, ils commentent l'évolution de la botanique lors des vols de navette, tirant parti des missions de longue durée offertes par la Station spatiale internationale. Leur article souligne notamment que la botanique spatiale ne se résume pas à l'effet de la gravité. En éliminant la gravité, on peut explorer d'autres tropismes. Ils donnent quelques exemples : on peut évidemment tester le phototropisme en manipulant la lumière. Mais ils soulignent également que des effets subtils, comme les gradients ioniques, deviennent visibles une fois l'effet du gravitropisme éliminé.
À part envisage de coloniser Mars, la science fondamentale signifie que l'exploration de la microgravité et des environnements extrêmes continuera d'être des domaines de croissance pour la botanique. Au cours de cette semaine, nous examinerons les articles de notre numéro de la navette spatiale et la science qu'ils ont inspirée après leur publication. Les messages seront mis en ligne quotidiennement.
Les papiers d'aujourd'hui
Halstead TW & Dutcher FR (1984). Statut et perspectives,
Annals of Botany54.(supp3) 3-18.
Paul AL, Wheeler RM, Levine LG et Ferl RJ (2013). La biologie végétale fondamentale rendue possible par la navette spatiale,
Journal américain de botanique, 100(1) 226-234. EST CE QUE JE: 10.3732/ajb.1200338
