Les restes de plantes terrestres dans la résine d'arbre fossilisée sont relativement courants. Cependant, l'histologie et la conservation des plantes ensevelies dans les ambres du Crétacé restent mal connues. Dans cet article, la structure de l'axe foliaire d'un conifère (Glenrosa carentonensis) se révèle dans l'ambre opaque vieux de 100 millions d'années du Grand Ouest.

PPC-SRμCT, rendus 3D de l'axe feuillu de Glenrosa carentonensis, spécimen IGR.BUZ-7.
PPC-SRμCT, rendus 3D de l'axe foliaire de Glenrosa carentonensis, spécimen IGR.BUZ-7. (A–C) Vue latérale ; (D–F) vue de dessus ; (G–I) vue de dessous. De gauche à droite, le moulage externe de l'axe foliaire (A, D, G) est progressivement et virtuellement érodé afin d'exposer uniquement la cuticule (C, F, I). Barres d'échelle = A–C, 5 mm ; D–I, 2 mm. Taille du voxel, 14·92 μm

Moreau et al. ont examiné le fossile à l'aide d'une technique d'imagerie 3D haute résolution et d'une microtomographie synchrotron, permettant une résolution et des vues sans précédent de la cuticule, qui sont préservées en trois dimensions jusqu'au niveau cellulaire ainsi que de la majorité des tissus internes. L'étude met en évidence la complexité des processus taphonomiques qui peuvent se produire dans les inclusions de résine et l'importance de la microtomographie pour les études paléobotaniques axées sur la préservation des plantes à corps mou dans l'ambre du Crétacé.